grippe A: le message de Perrette (et du SNPI CFE-CGC etc.)

17 09 2009
vaccin anti-grippe

vaccin anti-grippe

je vous remets ici le message qu’à laissé Perrette (je me pêrmets, hein, Perrette), en la remerciant. à souligner: la CFE-CGC est loin d’être un syndicat de gauchistes que je sache…

bien à vous,

nicogé le colporteur ( et PAS médecin du tout)

Voici une info que j’ai reçue, n’ayant pas de compétences médicales je ne peux guère vérifier ces infos, mais ça fait réfléchir …,et une chose est sûre l’infirmière qui travaille dans le même collège que moi NE VEUT SURTOUT PAS SE FAIRE VACCINER !! et nous incite à ne pas le faire, sauf éventuellement pour la grippe saisonnière mais pas avec le nouveau vaccin !
voici donc l’info reçue :
Vaccination H1N1 : méfiance des infirmières

Notre devoir d’infirmières est d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes.

1er septembre 2009
Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu’une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.
Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin (réalisé dans des conditions normales) sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d’un côté une semaine de grippe, de l’autre une probabilité, faible mais définitive, d’avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.
Comme nos collègues infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, nous craignons que le remède risque d’être pire que le mal, et nous pensons qu’il faut savoir “raison garder”. La pandémie peut causer une crise économique, et l’Etat s’est très bien organisé pour y faire face (conseils d’hygiène, masques, Tamiflu). “Mais injecter 94 millions de doses d’un produit sur lequel nous n’avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d’infirmières d’informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un
consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistesguillemets typographiques de fermeture” souligne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.
Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l’ensemble de la
planète). Le H1N1 est pratiquement l’inverse : il est très contagieux mais faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1), et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an !

Selon l’INVS, au 25.08.09, 85 décès ont été rapportés en Europe depuis le début de l’épidémie dont 59 au Royaume-Uni et 16 en Espagne. Source : http://www.invs.sante.fr/surveillan...

Selon le comité interministériel de crise réuni jeudi 27 août 2009, pour faire le point sur l’épidémie de Grippe A : « Les inconnues subsistant encore concernent : la date de livraison des vaccins par les industriels, la date d’AMM ainsi que son périmètre (adultes, enfants, femmes enceintes…), la
définition précise des personnes à risques et le taux de létalité du virus de la grippe A(H1N1). »
Les décès lors d’une grippe saisonnière sont généralement liés à des décompensations de pathologies chroniques et des surinfections bactériennes, or rien ne permet d’affirmer aujourd’hui que ces complications indirectes
seront plus fréquentes avec la grippe A (H1N1).
Risque de Syndrome Guillain-Barré SGB
Le syndrome de Guillain et Barré est une sorte de paralysie ascendante qui débute aux membres inférieurs pour monter progressivement. Dans les formes graves elle peut se compliquer de paralysie des muscles respiratoires et la
personne atteinte devra alors être placée sous respirateur artificiel. La paralysie peut être irréversible.
Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d’Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d’entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l’OMS
Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l’ordre d’un à deux cas par million de personnes vaccinées.

Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin.guillemets typographiques de fermeture”.

Source :http://www.who.int/csr/disease/swin...

Un vaccin contre la grippe porcine a de nouveau été associé à une augmentation du risque de SGB en 1993-1994. Les Américains avaient alors enregistré 74 cas de SGB en 1994, en forte hausse sur 1993 (37 cas).
“Nous sommes tout à fait conscients du risque lié à la survenue de cas de Guillain-Barré chez les sujets vaccinés contre la grippe, explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un article du Monde du 20.08.09. Nous suivrons attentivement l’évolution du nombre de Guillain-Barré en cas de pandémie et de vaccination massive.guillemets typographiques de fermeture”
Détails : http://www.lemonde.fr/planete/artic...

Des procédures réglementaires spécifiques ont été conçues pour accélérer l’homologation des vaccins contre la grippe pandémique. Selon l’OMS, “des questions spécifiques, à propos de l’innocuité des vaccins contre une grippe pandémique, se posent inévitablement quand on commence à les administrer à grande échelle. Par exemple, des événements indésirables, trop rares pour être mis en évidence même au cours d’essais cliniques de grande ampleur, des populations très nombreuses. Toujours selon l’OMS, “par manque de temps, les données cliniques seront inévitablement limitées au moment où on commencera à administrer les vaccins contre la grippe pandémique. Les tests d’innocuité et d’efficacité devront donc se poursuivre après avoir commencé à les administrer ”.
Pour toutes ces raisons, l’OMS conseille à tous les pays qui administreront des vaccins contre la grippe pandémique de surveiller attentivement leur innocuité et leur efficacité.
Détails : http://www.who.int/csr/disease/swin...

Problèmes de l’adjuvant du vaccin H1N1
Un adjuvant est une substance chimique qui est utilisée pour rendre le vaccin plus efficace et qui peut permettre d’utiliser une dose d’antigènes plus faible. La question est de savoir l’impact que pourrait avoir un nouvel adjuvant sur les maladies auto-immunes qui sont justement causées par un
dérèglement du système immunitaire.
Un adjuvant, le AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d’utiliser de très faibles doses d’antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Le système de surveillance qui sera en place
devra garantir que les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroidie, arthrite, sclérose en plaques, etc.) ne verront pas leur problèmes s’aggraver.
Le vaccin H1N1 contient 10 fois moins d’antigène (pour accélérer la production, vu les quantités à produire rapidement) grâce à la présence de l’adjuvant AS03, un amplificateur d’effet qui consiste en un mélange de squalène et de polysorbate.
Un tel adjuvant n’a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d’effets secondaires rares, mais graves et dangereux, tels que le syndrome de Guillain-Barré.
Les additifs et adjuvants peuvent influencer la sécurité des vaccins de façon complètement imprévisible, comme on l’a vu par exemple avec le vaccin anti-méningo-enchéphalite à tiques TICOVAC, qui a dû être retiré du marché en 2001, 14 mois à peine après son lancement, pour cause d’effets
secondaires graves et fréquents. La composition du Ticovac ne différait de celle de son prédécesseur que par deux additifs qui ont été éliminés depuis : l’albumine et un conservateur contenant du mercure. En conséquence le produit est interdit en Allemagne, et en France la posologie a été réduite de moitié, et l’indication a été retirée chez les enfants de moins de 3 ans.
(détails dans les conclusions de la Commission de la transparence de la
Haute Autorité de Santé : http://www.has-sante.fr/portail/upl...

Pourquoi ne pas continuer à miser sur les méthodes de productionconventionnelles et éprouvées par les décennies d’expérience des vaccins contre la grippe saisonnière ?
Car, contrairement à ces vaccins classiques, l’utilisation massive de vaccins nouveaux contenant des substances qui renforcent la réponse immunitaire pose des problèmes :
Notre expérience et nos connaissances des adjuvants amplificateurs de la réponse immunitaire sont très faibles, et chaque firme pharmaceutique utilise ses propres mélanges, dont elle détient les brevets.
Le passage des essais cliniques à l’administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l’utilisation des médicaments. S’il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu’on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c’est une expérimentation grandeur nature
.
La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccin antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté à trois semaines d’intervalle.

PS: il faudra aussi poser un jour clairement le problème de la vaccination en générale, surtout obligatoire…

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7 responses

23 09 2009
angel

Et voici ce qu’on recommande aux femmes enceintes: »(…)Dans sa note d’information, le CNGOF précise l’organisation des soins de ville en situation d’épidémie de grippe A(H1N1). Ainsi, le nombre de visites ou consultations doit être limité, hors contexte pathologique, au minimum indispensable, soit quatre, au moment du diagnostic (10-12 semaines d’aménorrhée), à 20-23 semaines et à 32 semaines, ainsi qu’en fin de grossesse (environ 38 semaines). Ce suivi doit être réalisé dans la mesure du possible à domicile ou en cabinet de ville.

Seules deux échographies sont recommandées au lieu des trois habituelles, celle de fin de grossesse étant facultative, toujours de préférence dans un cabinet de ville. L’échographie de la 22ème semaine pourra en outre être retardée en fonction des conséquences de la pandémie. »
A méditer….En tout cas ce virus a bon dos!!!! (pour faire des économies à la sécu).

23 09 2009
Le colporteur

ça me laisse sans voix…

24 09 2009
Pauline

Eh ben … Heureusement que je suis suivie par une SF libérale, alors ! Par contre, si ce schmilblick pouvait attendre que j’ai fait ma prochaine écho, histoire que je sache si ma progéniture va bien et si c’est un quelqu’un ou une quelqu’une … après, plus rien à faire !!

24 09 2009
Le colporteur

🙂
non mais avec Mme Schnoebelen je crois qu’il n’y a pas à s’en faire…
après, l’Hôpital, ça…

6 10 2009
angel

Grippe H1N1 et Allaitement (suite)
Suite au communiqué de la CoFAM sur la grippe H1N1 (voir le précédent billet ici), j’ai transmis vos questions (consolidées) au Docteur Marc Pilliot, pédiatre, président de la CoFAM, et expert reconnu sur le sujet de l’allaitement. Il a eu l’amabilité de prendre un moment pour répondre à nos questions. Voici ses réponses :(…)

2. Question: le vaccin et l’allaitement sont-ils compatibles ? C’est-à-dire, est-ce qu’une maman peut se faire vacciner alors qu’elle allaite ?

Docteur Pilliot: Le vaccin de la grippe saisonnière est possible. Tous les vaccins fabriqué à partir de germes tués sont possibles.
Pour le vaccin de la grippe H1N1, on ne sait pas encore :
– Sera-t-il efficace ? On n’en sait rien
– Les adjuvants utilisés très largement dans les vaccins contre H1N1 ne sont pas utilisés dans les vaccins contre la grippe saisonnière : quels sont les risques chez une femme allaitante ? On n’en sait rien.
Donc, en conclusion : le vaccin de la grippe saisonnière, oui ; le vaccin de la grippe A, il faut attendre de savoir. J’aurais tendance à conseiller plutôt un vaccin sans adjuvant, mais il est plus long à fabriquer et il faudra attendre un peu plus.
(…)
5. Question: faut-il arrêter l’allaitement tant qu’on a de la fièvre (dans le cas où on a une grippe non identifiée)?
Docteur Pilliot: Non, la fièvre n’est pas une indication à arrêter l’allaitement, ni une infection quelle qu’elle soit, ni un traitement par un antibiotique ou par un antiviral. Donc, si la maman a une angine, par exemple, il est préférable de poursuivre l’allaitement. Ce qui est écrit plus haut est valable pour toute contamination infectieuse. La seule infection qui contre-indique l’allaitement en occident, c’est le sida.
Par contre, si la maman a beaucoup de fièvre et si elle est mal, elle risque d’avoir moins de lait momentanément. D’où l’indication de faire des tétées plus fréquentes.
6. Question: est-ce qu’une maman qui allaite un bébé aurait intérêt à donner du lait maternel à un enfant plus grand (3 ans) pour booster ses défenses immunitaires ?
Docteur Pilliot: pourquoi pas ? C’est possible en effet. Mais il faut savoir que la grippe H1N1 semble beaucoup moins grave qu’une grippe saisonnière classique. Il semblerait qu’il y ait environ 10 fois moins de morts avec la grippe H1N1 qu’avec les grippes saisonnières classiques. Finalement, il s’agit bien d’une « grippette ». Toutefois, c’est une grippe qui peut être grave chez les femmes enceintes et chez les jeunes nourrissons.
A 3 ans c’est déjà un grand. Mais cela peut être intéressant de mettre un peu de lait maternel (0,3 à 0,4 ml 3 à 4 fois par jour) dans les narines dès qu’il y a un rhume chez le tout-petit comme chez le frère de 3 ou 4 ans.

Peut-être que cela peut aider toutes celles qui allaitent ou vont allaiter.

7 10 2009
Le colporteur

oh!!! je le reprends, si tu es d’accord!

7 10 2009
grippe H1N1 (suite): le message d’Angel K « le blog du colporteur

[…] Les derniers commentaires : Le colporteur sur Boby Lapointe – Le Tube …Le colporteur sur grippe A: le message de Perret…Perrette sur Boby Lapointe – Le Tube …angel sur grippe A: le message de Perret… […]

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